Métiers du béton sponsorPrésenté par :
Armaturier en atelier de préfabrication

C’est un métier avec des perspectives d’évolution, même sans qualification au départ.
Fabriquer des armatures qui iront dans les coffrages, tel est le métier d’armaturier. Ce terme est générique puisque l’on peut être soudeur, cintreur ou cadreur. Eric Renoud, responsable d’équipe chez un armaturier de l’Ain nous parle de son métier.
« Cela fait 22 ans que je suis présent chez le même armaturier. J’étais venu travailler un été et comme je ne trouvais pas d’emploi dans mon métier -j’avais un CAP d’électricien auto -, je suis revenu et j’ai été embauché définitivement. J’ai commencé à la soudure. Un “ancien” m’a montré le métier. J’ai appris à assembler les barres et les cadres. C’est un poste qui permet de voir si on sait travailler proprement et correctement. Ce n’est pas compliqué, mais il faut faire attention à ne pas entamer les barres. Puis après un an, je suis passé à la cintreuse. A l’époque, nous fabriquions les cadres avec cet équipement. Nous tracions les cotes à la craie. Il fallait faire bien attention à ne pas se coincer les doigts dans la machine ! L’année suivante, la société achetait sa première cadreuse et j’ai été mis dessus. Ça n’avait plus rien à voir… Là, nous n’avions qu’à taper nos côtes et la machine fabriquait toute seule. Le travail allait deux fois plus vite ! Aujourd’hui, les cotes sont rentrées dans la machine grâce à des codes barres. Même si cela évite les erreurs de frappe, je demande aux cintreurs de vérifier les cotes à l’aide d’un mètre au début de chaque nouvelle série, les machines peuvent tomber en panne. Et les dimensions des cadres sont toujours différentes !
Après une dizaine d’années, on m’a demandé si je voulais passer responsable d’équipe. Dans ce métier, si on voit que vous êtes capable, on va vous proposer un poste plus élevé. C’est un métier où l’on peut bouger, avec des perspectives d’évolution, même sans qualification au départ.
En tant que chef d’équipe, c’est moi qui répartis et distribue le travail aux soudeurs, cadreurs, cintreurs. J’achemine les barres à l’aide du pont roulant aux soudeurs. Il y a vingt ans, on les charriait à la main, c’était plus fatiguant. Je remets à chacun les fiches de fabrication sur lesquelles sont tracés les plans et les cotes des pièces (cadre, poutres, etc.) à usiner ou souder. Pour les grosses poutres, il peut y avoir jusqu’à dix sortes de barres à fabriquer et assembler. Ces pièces-là sont plus complexes et je sais que je ne vais pas pouvoir confier leur préfabrication à n’importe qui. Les opérateurs apprennent à lire ces plans, mais quelques fois, je dois les aider à les déchiffrer. De même, certaines personnes avec des problèmes de dos ne pourront pas manutentionner de barres de gros diamètres. Je suis là pour éviter les erreurs. »
Abécédaire
A comme Avantages
C’est un métier qui offre des perspectives d’évolution, même avec une faible qualification de départ. Le temps de travail (entre 35 h et 42 h par semaine) est souvent cumulé sur une plage horaire continue allant de 7 h 00 à 14 h 30).
I comme inconvénients
Le travail est souvent effectué dans l’urgence, avec des commandes reçues au dernier moment. Il faut être vigilant à ne pas commettre d’erreurs.
L comme lieu de travail
En usine, à un poste fixe pour les soudeurs, cadreurs et cintreurs. Le chef d’équipe est plus mobile et circule de l’un à l’autre.
M comme Matériaux
L’armaturier travaille l’acier.
M comme missions
Le chef d’équipe répartit le travail entre les soudeurs, cadreurs, cintreurs.
O comme outils
Un mètre pour vérifier les cotes, une torche pour souder, une pince pour ligaturer provisoirement les armatures. Une ou des fiche(s) de travail.
P comme panoplie
Un bleu de travail, des chaussures de sécurité, des protections auditives, des lunettes. Pour le soudeur : un masque et des gants de soudure (ou des gants simples sur les autres postes), des guêtres et des manchettes de protection.
Q comme qualités
Il faut être capable de lire des plans. Certaines pièces, assez complexes, demande des plans complexes…
S comme salaire
Un soudeur compétent peut prétendre à 1 500 € nets mensuels et un chef d’équipe entre 1 800 € et 2 500 € nets, en comptant les primes.
Formation
Il n’existe aucune formation ou diplôme pour devenir armaturier. Le métier s’apprend sur le tas, en compagnie d’un senior. On commence par le poste de soudeur. Il est possible d’évoluer vers d’autres postes et pourquoi pas vers celui de responsable d’équipe et, plus tard, de responsable de production.










