Métiers du béton sponsorPrésenté par :
Coffreur-bancheur

J’aime le stress qu’impose mon métier.
Acteur incontournable du chantier, le coffreur-bancheur manie aussi bien la cisaille que le vibrateur. Spécialiste du béton, il connaît le bois et le métal dont il use au quotidien. Philippe Pageneau, 37 ans, coffreur-bancheur dans la Vienne (86), parle de son métier.
« Si la mise en place du coffrage et le coulage du béton doivent se faire en une journée, ce travail nécessite une bonne préparation en amont. Tout commence, la veille d’un coulage, par la simplification du plan réalisé par le bureau d’études. Il doit être aussi clair que possible afin d’être lu et compris par tous. Ce qui limite les erreurs liées à de mauvaises interprétations. Le plan énumère les différentes caractéristiques du coffrage : nature des armatures, longueurs, accessoires, cubage du béton, réservations…
Le lendemain, je commence ma journée par le décoffrage du béton coulé la veille avant de me consacrer entièrement au coulage à venir. Traçage au sol du nouvel élément en béton, préparation et installation du coffrage – on pose d’abord la première peau -, réservations (pour les ouvertures), huilage, mise en place des armatures, contrôle de l’ensemble et réglage de l’aplomb du coffrage sont les étapes incontournables qui précèdent la fermeture du coffrage – pose de la seconde peau après huilage – et le coulage du béton. Cette dernière phase doit impérativement intervenir en début d’après-midi. Quels que soient les imprévus. Car le coffrage est avant tout une histoire de gestion du temps. Un stress permanent qu’impose le métier de coffreur-bancheur… Et qui me plaît tout particulièrement.
J’ai débuté sur les chantiers comme manœuvre, après une formation éclaire de six mois en maçonnerie proposée par l’Afpa où j’ai appris les bases du métier. J’avais dix-huit ans et un CAP de mécanicien automobile. Un diplôme que j’avais choisi de présenter pour satisfaire mes parents qui trouvaient le monde du bâtiment trop difficile. Pourtant, je rêvais de travailler dans le BTP. A huit ans déjà, je jouais avec un sac à ciment et une truelle. Une véritable vocation. Aujourd’hui, j’ai gravi les échelons de mon entreprise et suis devenu responsable de chantier. Comme mes chefs avec moi, j’essaie de transmettre mon amour du métier aux plus jeunes. En les formant et en les impliquant. Car travailler comme coffreur-bancheur, c’est avant tout travailler en équipe et mettre son savoir-faire au service des autres. »
Abécédaire
A comme Avantages
Travail aussi bien intellectuel que manuel. Le coffreur-bancheur doit savoir lire un plan et le mettre en application sur le chantier.
I comme Inconvénients
Quels que soient les imprévus, le béton doit être coulé dans la journée. Ce qui implique une organisation quotidienne, mais un rythme de travail variable.
L comme Lieu de travail
L’ensemble de son travail se déroule en extérieur sur les chantiers.
M comme Matériaux
Si le béton est son matériau de prédilection, il travaille le bois et le métal (celui des armatures).
M comme Missions
Il positionne les armatures et les réservations, prépare et met en place le coffrage, coule le béton et décoffre l’ensemble. Pour les formes complexes, il fabrique lui-même le coffrage.
O comme Outils
Grue, outil de vibration, marteau, cisaille, double-mètre, niveau et fil à plomb lui sont nécessaires au quotidien. Mais le coffrage reste l’instrument sans lequel il n’est rien.
P comme Panoplie
Gants, bleu de travail, casque et chaussures de sécurité constituent sa tenue standard. Parfois complétée de lunettes de protection et d’un casque antibruit.
Q comme Qualités
Résistant physiquement, il l’est aussi mentalement. Le (bon) stress est pour lui un moteur. Il sait faire preuve d’initiative et a de bonnes notions en géométrie, dessin et résistance des matériaux.
S comme Salaires
Payé au Smic au départ, le coffreur-bancheur voit son salaire augmenter avec l’expérience (entre 1 800 et 2 000 € par mois en moyenne).
Formation
S’il n’existe aucun diplôme d’Etat de coffreur-bancheur, certains CAP et BEP (spécialités construction d’ouvrages d’art et TP) permettent d’accéder au métier. Poursuivis éventuellement par un Bac STI génie civil, un BT encadrement de chantier génie civil ou un Bac Pro TP. Des formations qualifiantes mènent aussi à la profession. Elles sont proposées dans des centres de formation d’apprentis, à l’Afpa et dans les Greta. En contrat de qualification le plus souvent.










