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Économiste de la construction

J’associe un coût à un programme.
A son compte ou au service d’un maître d’ouvrage ou d’une entreprise, seul ou aidé de collaborateurs, l’économiste de la construction détermine le coût d’une construction. De la simple conception du projet à la livraison du bâtiment, il vérifie le bon respect du budget initial. Gérard Brandely, 46 ans, économiste de la construction à Toulouse, parle de son métier.
En tant qu’économiste de la construction (EC), j’interviens dès l’étude de faisabilité d’un bâtiment, puis à chacune des étapes de sa réalisation. J’ai ainsi un rôle à jouer sur toute la durée d’une construction. Et même après, les bâtiments répondant à une garantie décennale.
Je peux intervenir comme assistant du maître d’ouvrage (AMO). Je conseille alors un maître d’ouvrage public ou privé sur la faisabilité économique d’un projet, mais aussi pendant sa réalisation, en validant les coûts des différentes étapes constructives. Par ailleurs, je l’aide à choisir l’entreprise la plus compétitive. Deuxième volet de ma mission, mais s’agissant d’une opération différente de celle d’AMO : je fais partie d’une équipe de maîtrise d’œuvre et mets mes compétences en terme économique au service d’un travail commun avec un architecte et un ingénieur. J’estime financièrement les lots secondaires, avant de chiffrer les prestations plus techniques ordonnées par l’ingénieur. Enfin, environ 20 % de l’activité de mon cabinet est mis au service d’entreprises qui, répondant à des appels d’offres, ont besoin de voir leurs prestations chiffrées. Je réalise alors des devis détaillés.
Et si l’EC peut intervenir sur ces trois volets, il peut aussi bien ne pratiquer que l’une ou l’autre de ces missions ! Dans tous les cas, le travail consiste à associer un coût à un programme. Aussi, je vérifie que le projet est bien respecté et qu’il est conforme à son prix initial.
Les missions sont souvent complexes et nécessitent une vision transversale et générale du projet. Une bonne culture générale et des connaissances techniques sont tout autant indispensables. Mon métier, en perpétuelle évolution, implique une mise à jour permanente des connaissances. Un bon contact aussi. Les relations avec les industriels sont d’autant plus importantes qu’ils sont nos interlocuteurs privilégiés, réalisant les veilles technologiques, nous faisant part de leurs nouveautés.
Mon oncle était entrepreneur dans le bâtiment. Passionné par ce secteur d’activités, j’ai commencé à travailler avec lui dès l’âge de 16 ans. Après un IUT en génie civil, j’ai intégré un bureau d’études que j’ai quitté – frustré de ne pas m’intéresser au critère économique – pour un cabinet d’EC en 1990. Cinq ans plus tard, je m’installais à mon compte et montais mon propre cabinet.
Abécédaire
A comme Avantages
Professionnel libéral ou salarié d’une entreprise privée, l’économiste de la construction peut aussi travailler pour une collectivité publique. Seul ou en équipe.
I comme Inconvénients
Le métier exige un grand investissement. Les débuts de carrières sont souvent difficiles. On oublie les 35 heures !
L comme Lieu de travail
Le plus souvent devant son ordinateur, il se rend sur les chantiers lors de la phase d’exécution des travaux et est présent dans les bureaux de l’architecte ou de l’ingénieur avec lesquels il travaille en équipe ou au sein des collectivités pour s’entretenir avec les maîtres d’ouvrages publics.
M comme Missions
Il détermine le prix de revient total d’un bâtiment à construire avant d’en contrôler les dépenses tout au long de sa mise en œuvre. Il garantit le respect des coûts, des délais et de la qualité.
O comme Outils
Son ordinateur… pour rechercher et/ou stocker les informations.
P comme Panoplie
Il adapte sa tenue vestimentaire : costume, cravate dans son bureau, bottes et casque sur les chantiers.
Q comme Qualités
Bon gestionnaire, il doit faire preuve d’une extrême rigueur.
Le métier, en évolution constante, nécessite une remise en cause perpétuelle.
S comme Salaires
Entre 1 800 et 2 500 € bruts mensuels pour commencer et jusqu’à 6 000 € pour un EC indépendant. Le salaire moyen est de 3 500 €.
Formation
Différentes formations post baccalauréat permettent de devenir économiste de la construction : un BTS étude et économie de la construction ou un IUT génie civil, après une licence pro économie de la construction ou génie civil ou un master pro économie de la construction ou encore après une école d’ingénieur option bâtiment et TP.
Une formation généraliste et un bon niveau de culture générale sont néanmoins indispensables au métier.











