Les questions techniquesPrésenté par :

J’aimerais connaître quels sont les bétons en projet dans un futur proche et savoir si des prototypes de béton ont vu le jour récemment ? Par ailleurs, j’aimerais connaître la composition chimique des nouveaux bétons Lafarge Agilia, Extensia et Chronolia. Quelles sont les différences aux niveaux chimiques comparé à un béton de base ?


Réponse :
A plusieurs questions, plusieurs réponses :
1 – Concernant les compositions chimiques des nouveaux bétons Lafarge, il est bien évident qu’elles sont couvertes par le sceau du secret et protégées par des brevets. Lafarge précise que : « […] ces technologies innovantes sont basées sur des compositions spécifiques et des brevets industriels que Lafarge souhaite évidemment garder confidentiels. Nous ne donnerons donc pas d’informations sur ces points […] ».
A propos de l’Agilia, qui est un béton auto-plaçant, nous pouvons toutefois préciser que sa formulation est enrichie en éléments fins (ciment + charges minérales) et qu’elle intègre des granulats qui favorisent l’auto-plaçance, c’est-à-dire de type roulés. Le rapport E/C respecte les obligations de la norme béton NF EN 206-1. L’adjuvantation s’articule autour de superplasfiant(s) de dernière génération…
2 – Pour ce qui est des bétons en projet, la réponse est tout aussi délicate, les laboratoires de recherches & développement des grands groupes cimentiers étant à ce niveau très avares en informations. Ce qui est tout à fait compréhensible.
Quelques pistes peuvent tout de même être explorées. A l’heure du développement durable et des économiques d’énergie, le béton isolant et structurelle peut constituer un exemple.
En fait, c’est davantage des techniques et des systèmes constructifs que risque de venir l’innovation. Car, au niveau des bétons l’offre s’est énormément enrichie depuis le milieu des années 80. Bétons à hautes performances, bétons de fibres à ultra-hautes performances, bétons auto-plaçants en sont les exemples.
Enfin, une petite innovation à signaler : une chercheuse de l’Insa de Toulouse a mis au point un procédé qui permet à des matériaux (dont le béton) de s’autoréparer. Nous allons faire paraître un article sur le sujet dans un prochain numéro.


Restez informé