J’aimerais savoir comment définir les limites de la résistance d’une poutre en béton (sur laquelle on exerce une charge) ?
Réponse :
La réponse appelle plusieurs niveaux de réponse, en fonction de la nature du béton utilisé :
A • S’il s’agit d’une poutre en béton non armé reposant sur deux appuis, dès que la contrainte due au poids propre et à la charge est supérieure à la résistance en traction par flexion du béton (au niveau de la face inférieure), la poutre casse.
B • S’il s’agit d’une poutre en béton armé, cela se complique (en fait, la question n’est pas suffisamment précise). Par exemple, qu’entend-on par “limite” ? S’agit-il de la rupture ou de limite évoquée dans le règlement de calcul (BAEL 91 au niveau français, Eurocode 2 au niveau européen) ? Dans ce cas, la résistance est fonction de la section de la poutre et de son armature, déterminé par les règles BAEL 91, sachant qu’une poutre dimensionnée par ce règlement ne doit pas rompre du fait des coefficients de sécurité, sur les actions, sur les matériaux et sur les méthodes de calcul. D’un point de vue calcul, il faut donc supprimer tous les coefficients de sécurité si on veut connaître la limite (la rupture). On peut aussi faire des essais jusqu’à la rupture réelle, ce qui constitue le meilleurs moyen de connaître la “limite”. Beaucoup d’ouvrages traitent du sujet (voir références plus loin).
C • S’il s’agit d’une poutre en béton précontraint, cela se complique encore plus… Mais la démarche est similaire à celle évoquée dans le paragraphe B.
En résumé, dès que la résistance interne des matériaux est inférieure à la contrainte appliquée, la limite est atteinte.
Remerciements au Cérib pour son aide techniqie
Quelques ouvrages accessibles, rédigés par des professeurs :
“Construction des bâtiments gros œuvre”, par Michel Creusé
“Technique du bâtiment”, par M. Delagrave
« Précis de bâtiment. Conception, mise en œuvre,
normalisation”, par D. Didier, M. Le Brazidec, P. Nataf, J. Thiesset. Edition Nathan.











