Nous allons fabriquer de la chape anhydrite dans notre centrale à béton. Le nettoyage des camions se fera dans trois bacs de décantation. Au dernier bac, l’eau claire sera utilisée pour la fabrication de béton. Suite à une étude, dans ce bac, la teneur en sulfate est conforme à la norme. L’essai de prise et de résistance du béton est correct, en comparaison au témoin, mais à long terme, n’y a-t-il pas danger de gonflement par cristallisation d’ettringite secondaire et destruction du béton ?
Réponse :
L’eau de nettoyage des camions ayant servi au transport ou à la fabrication de chape anhydrite peuvent être utilisées en tant qu’eau de gâchage pour les bétons, à conditions qu’elles soient conformes à la norme NF EN 1008 de juillet 2003 (P 18-211). Selon cette même norme, cette eau peut être classée comme eau récupérée de la fabrication des bétons (Annexe A : eau récupérée des fabrications de l’industrie du béton, paragraphe A.2.1).
Si la teneur en sulfates dans cette eau est conforme à la norme NF EN 1008 (SO42-, ? 2000 mg/l), et le temps de prise ainsi que les résistances à la compression sont comparables à ceux du témoin (confectionné avec une eau potable, distillée ou dé-ionisés), théoriquement, le risque de gonflement lié à la formation d’ettringite secondaire massive à long terme est très faible voire nul.
Par ailleurs, le cas échéant, il est fortement conseillé de contrôler l’eau de ces bacs, en particulier la teneur en sulfates, avant chaque utilisation. Le contrôle de la teneur en sulfates doit tenir compte de la présence éventuelle de particules fines solides dans cette eau.
Remerciements à Noureddine Rafaï, du Lerm, pour son aide technique
Remerciements à Noureddine Rafaï, du Lerm, pour son aide technique












