Métiers du béton sponsorPrésenté par :
Pompiste

Je livre le béton là où personne d’autre ne peut le faire.
Son nom découle de son instrument, la pompe à béton. Un outil qui lui permet de propulser le béton dans les endroits les plus inaccessibles des chantiers. On l’appelle conducteur de pompe à béton, opérateur de pompe à béton ou, tout simplement, pompiste. Didier Boulle, 49 ans, pompiste dans le Val-de-Marne (94), nous parle de son métier…
» Je livre le béton là où les toupies ne peuvent accéder. Avec ma pompe, je peux propulser le béton à plusieurs dizaines de mètres de mon camion. Aux manettes de ma radio-commande, je dirige la flèche de la pompe dont les bras articulés permettent d’atteindre les zones à bétonner. Techniquement, je pompe le béton pour le mettre en place.
J’interviens sur des chantiers dans un rayon de 75 km. Parfois pendant plusieurs mois, lorsque je dois pomper d’importants volumes. Parfois, de manière plus ponctuelle, durant quelques heures seulement.
Mes « collègues » changent au rythme de mes chantiers. Mes chefs aussi. Et même si je suis sous leurs ordres, je conserve une certaine indépendance, surtout quant à l’installation et à la manipulation de ma pompe.
Mon rythme de travail est ponctué par l’avancement du chantier. Conditions climatiques, retard dans la livraison, pannes… L’ensemble de ces éléments influe sur mes horaires journaliers. Il m’arrive même de devoir interrompre mon travail pour que d’autres puissent faire le leur. Alors si je sais en principe quand débute ma journée, je sais rarement quand je vais la terminer. C’est une contrainte majeure à laquelle il faut très vite s’adapter. Quand je ne suis pas sur un chantier, je suis au dépôt. J’y entretient ma pompe. Je la nettoie ou en change les tuyaux.
Le métier est toujours le même, quelque soi le chantier. Seule la nature du travail diffère. Entre la réalisation d’une piscine, d’une terrasse ou le coulage d’un voile, les techniques et types de machines employés varient. La taille des machines est plus ou moins importante. Les flèches, plus ou moins longues. Les difficultés du métier seront donc fonction des pompes utilisées.
J’ai débuté ma carrière comme conducteur routier. Je faisais de l’international lorsqu’un ami m’a fait découvrir le métier de pompiste. Un métier où seules la pratique et l’expérience comptent.
Formé pendant six mois au sein de l’entreprise, j’ai commencé sur une pompe à tuyaux. Plus maniable, moins grosse et requérant moins de dextérité qu’une pompe automotrice équipé d’une flèche. Puis, j’ai appris à utiliser des machines toujours plus grosses. J’apprends encore aujourd’hui, même si cela fait déjà vingt ans que j’exerce…
Le principal avantage de mon métier ? La variété des lieux de travail. Aujourd’hui, je suis au bord de l’eau. Demain, j’interviendrai à Paris, sur le Champs de Mars ! »
Abécédaire
A comme Avantages
Piscines, terrasses, planchers, voiles… Chaque chantier implique des contraintes techniques particulières. Des pompes différentes dont le choix dépend des difficultés.
Placé sous la direction du chef de chantier, le pompiste est autonome quant à l’installation et au maniement de sa machine.
I comme Inconvénients
La pompiste sait quand commence sa journée (vers 7h30), mais rarement quand il la termine. Cela dépend du chantier, de son avancement…
Intervenant sur différents chantiers, le pompiste doit en permanence s’habituer à de nouvelles équipes de travail. A de nouveaux chefs…
L comme Lieu de travail
Sur les chantiers le plus souvent. Au dépôt de temps en temps, à des fins d’entretien de sa machine.
M comme Missions
Aux commandes de sa pompe, il « transporte » de la toupie à la zone à bétonner.
O comme Outils
Son métier découle directement de son outil : la pompe à béton. Une machine sur camion qui… pompe le béton.
P comme Panoplie
Vêtu d’un bleu de travail, de gants, d’un casque et de chaussures de sécurité, le pompiste chausse des lunettes de protection quand il doit nettoyer sa machine.
Q comme Qualités
L’adaptabilité est sa principale qualité. Le pompiste doit en permanence faire sa place sur les chantiers, en s’adaptant à son environnement à la fois matériel et humain. Un caractère « facile » lui permet de s’intégrer plus vite à une équipe.
S comme Salaire
A partir de 1 800 € nets mensuels pour un pompiste débutant, les salaires peuvent atteindre très vite 2 500 € nets.
Formation
Si la formation au métier de pompiste se fait en principe « sur le tas », au contact des anciens, certains préalables sont requis : un permis de conduire C ou E, une Fimo (Formation initiale minimale obligatoire), un CAP, BEP ou CFP en conduite routière.
Aujourd’hui, le métier est en plein essor, les entreprises de pompage recrutent et forment au maniement de pompes à béton.











