Métiers du béton sponsorPrésenté par :
Technicien de maintenance

Je souhaitais voir du pays. Le BTP me l’a permis.
Il règle, répare, révise les machines vendues par son entreprise. A l’atelier, chez un client ou sur un chantier, sa mission est la même : dépanner au plus vite. Thomas Mangeot, 30 ans, parle de son métier de technicien de maintenance en service après vente, à Melun.
« Réparations, devis, diagnostics, mises en route, contrôles, révisions de machines ou formations de clients…. Mon métier est extrêmement varié. Je travaille au service après-vente d’un fournisseur de matériels de BTP depuis cinq ans. J’interviens en tant que support technique, pour dépanner et vérifier les machines de nos clients. Je fais partie de cette génération qui a étudié la mécanique pour la maintenance des (anciennes) machines hydrauliques et qui s’est mise à l’électronique et aux programmes informatiques pour pouvoir réparer les nouvelles machines, plus complexes : leur fonctionnement hydraulique a été remplacé par un système tout électronique.
Après un BEP électro-technique et un Bac Pro en pilotage des systèmes de production automatisés, j’ai débuté ma carrière comme opérateur sur une ligne de production. C’est dans ce cadre professionnel que j’ai découvert le métier de technicien de maintenance. Immédiatement, j’ai entrepris un BTS maintenance industrielle générale, puis j’ai choisi de travailler en intérim afin de multiplier les expériences en entreprises et me faire la main sur différents matériels. J’ai eu de nombreuses missions dans l’agro-alimentaire. Un secteur d’activité intéressant, mais trop sédentaire à mon goût. Je souhaitais voir du pays. Le domaine du BTP me l’a permis. Il m’a aussi donné la chance de travailler sur de grosses machines très perfectionnées et qui plus est ont de la gueule !
Basé au siège de l’entreprise à Melun, je partage mon temps entre les réparations à l’atelier de maintenance, les dépannages par téléphone et les déplacements chez les clients. Je peux être envoyé partout en France dès lors qu’il y a des machines à réparer ou à mettre en route. Mes prestations nécessitent parfois jusqu’à cinq jours de travail sur place. Chaque année, je parcours 45 000 km en voiture. Et je vais même jusque dans les Dom-Tom !
En dehors de mes missions de réparations classiques, j’interviens au titre de formateur. J’explique le fonctionnement du matériel et expose les mesures de sécurité à adopter. Mes horaires de travail sont parfois contraignants car décalés. Je peux être amené à partir tard le soir chez un client lorsqu’une machine, en panne, doit être réparée en urgence. Parfois encore, je vérifie les appareils la nuit, pour éviter l’arrêt de la production. En déplacement, c’est bien souvent le client qui dicte mes horaires. Je suis à sa disposition… comme dans tous les métiers de service !
Anne-Sophie Lassus
Abécédaire
A comme Avantages
Envoyé chez un client pour une réparation ou une vérification, le technicien de maintenance (TM) gère son travail de manière autonome. Ses multiples déplacements et missions empêchent toute forme de lassitude.
I comme Inconvénients
Entre la manutention de pièces lourdes et le manque de moyens mis à sa disposition (lorsqu’il travaille chez un client), l’exercice du métier est parfois difficile. Pas d’horaires de bureau pour le TM qui peut être amené à se déplacer tard le soir, lorsqu’il y a urgence.
L comme Lieu de travail
Le plus souvent à l’atelier, au sein de son entreprise, ou chez le client, le TM effectue parfois des réparations sur les chantiers, à l’endroit même où la machine est tombée en panne.
M comme Missions
Il règle, répare et révise les machines, effectue des devis ou des diagnostics, des mises en route. Parfois encore, il forme des clients au maniement des appareils et aux procédures de sécurité.
O comme Outils
Équipé d’un ordinateur et d’un téléphone portable, il se déplace chez ses clients à bord d’un véhicule équipé d’outils et d’un stock de pièces détachées pour parer aux pannes les plus fréquentes.
P comme Panoplie
Bleu de travail, chaussures de sécurité, gants et lunettes de protection composent sa tenue.
Q comme Qualités
Dynamique, réactif, logique, rigoureux, le TM représente son entreprise. A l’extérieur, il en est la vitrine. Par ailleurs, il doit être capable de travailler en harmonie avec son client.
S comme Salaires
2 200 € brut par mois est le salaire moyen perçu par le TM. Compter 21 000 € par an pour un débutant et environ 33 000 €, pour un senior.
Formation
Il peut débuter son métier avec un Bac Pro maintenance des systèmes mécaniques automatisés, mais les entreprises se tournent de plus en plus vers des Bac + 2 : des professionnels issus de BTS maintenance industrielle ou d’IUT génie industriel et maintenance ou génie mécanique.
Il est aussi possible d’accéder au métier par promotion interne et/ou formation continue.











