Métiers du béton sponsorPrésenté par :
Technico-commercial

Je suis une sorte d’alchimiste
En costume face à son interlocuteur ou en bleu de travail devant une centrale à béton, c’est un véritable caméléon. Il maîtrise les subtilités de la vente et a un savoir-faire technique sans pareil. Philippe Curet, 51 ans, technico-commercial en adjuvants en Normandie, parle de son métier.
» Je suis à la fois un vendeur et un technicien. Préconisation, vente, suivi… le métier est complet. Je démarche les entreprises pour leur proposer des adjuvants pour bétons. A l’écoute des clients, j’essaie de répondre à leurs besoins en choisissant le produit le mieux adapté. C’est une question de communication… Et de savoir-faire. Car je suis avant tout un technicien. Une sorte d’alchimiste. Je teste mes adjuvants, trouve les meilleurs dosages. Chaque cas est unique et les essais, indispensables ! Le marché des adjuvants est considérable. Les ciments évoluent très vite. Il faut s’adapter.
J’ai commencé comme laborantin en traitement technique des bétons avant de devenir technico-commercial en adjuvants. J’ai appris la technique avant de me former à la vente. Aujourd’hui, seul sur le terrain, je n’ai pas le droit à l’erreur. Je m’appuie sur la technique, recueille les avis de mes collègues, de mon responsable ou du service technique de mon entreprise. J’apprends en permanence. Par des essais ou au cours de formations.
Je gère aussi le service après-vente. Je m’assure que tout fonctionne en retournant de manière régulière dans les entreprises clientes.
J’organise moi-même mon travail. Je suis responsable de mes dépenses, de mon chiffre d’affaires et de mon secteur : une zone géographique allant de la Normandie au Nord Pas-de-Calais.
Je peux partir en déplacement pour la journée ou pour quelques jours. Bien que relativement indépendant, je suis en contact permanent avec mon directeur régional. Ensemble, nous centralisons nos informations, nous les échangeons ou les confirmons. Car, je me dois d’être au courant de tout ce qui se passe dans le secteur. Que ce soit au sein de ma propre entreprise, chez les entreprises clientes ou même chez la concurrence.
Quand je rentre le soir chez moi, je m’installe à mon bureau. J’écoute mes messages téléphoniques, je relève mes mails et prévois mes rendez-vous à venir. Sans oublier le travail administratif. Les rapports pour ma direction, les notes de frais… »
Abécédaire
A comme Avantages
Très autonome, il est libre de gérer son temps.
I comme Inconvénients
Le métier exige une grande mobilité. Le technico-commercial n’a pas peur de parcourir de longues distances en voiture. Ses horaires de travail sont variables.
L comme Lieu de travail
Ils sont multiples. Voiture, entreprises, domicile…
M comme Missions
Il vend des adjuvants pour béton en proposant la meilleure réponse technique.
O comme Outils
Voiture, téléphone portable, micro-ordinateur sont à portée de main, mais son outil majeur est l’éprouvette graduée. Elle lui permet de doser les adjuvants.
P comme Panoplie
Costume dans sa fonction de commercial… et bleu de travail, casque et chaussures de sécurité sur le terrain.
Q comme Qualités
Très disponible, le technico-commercial a une grande capacité d’écoute et des qualités de communication. C’est un bon négociateur. Il a une parfaite connaissance des adjuvants pour béton et connaît les tendances du marché.
S comme Salaires
Il varie de 2 500 à 4 500 € brut par mois.
Les technico-commerciaux touchent en général un salaire fixe et des commissions sur vente.
Formation
Le métier de technico-commercial est accessible à différents niveaux. A un niveau Bac + 2, via les BTS technico-commercial et DUT techniques de commercialisation. A un niveau Bac + 5, en intégrant une école de commerce ou une école d’ingénieurs. Ces formations diplômantes généralistes peuvent se faire en continu ou en alternance.
L’apprentissage de la technicité des « adjuvants pour béton » s’effectue en principe après embauche au sein même de l’entreprise, au cours de formations internes ou sur le terrain.
Bon point : le secteur est porteur et les entreprises recrutent des technico-commerciaux, souvent en CDI.











